Exposition "Habiter la villa" à la Villa Savoye - Françoise Pétrovitch

Du 18/09/2020 au 24/01/2021 Poissy à partir de 6.5 €

© 2020 Exposition Habiter la villa
© 2020 Exposition Habiter la villa

Le Centre des monuments nationaux présente l’exposition « Habiter la villa », une carte blanche confiée à Françoise Pétrovitch à la villa Savoye (Poissy), du 18 septembre 2020 au 24 janvier 2021. À cette occasion, l’artiste créera une quinzaine d’oeuvres, peintures et sculptures, en dialogue avec l’architecture et les recherches chromatiques de Le Corbusier.

Villa Savoye, "machine à habiter"...

La « machine à habiter » qu’est la villa Savoye, considérée comme l’un des fleurons du Mouvement moderne, tire avantage de la « Polychromie architecturale » – stratégie de mise en relation des couleurs avec les espaces – conçue par Le Corbusier. Employant cette même gamme des couleurs et ajustant les dimensions des œuvres au format de l’architecture, Françoise Pétrovitch prolonge le geste de l’architecte et met ses pas dans ceux d’Eugénie Savoye, commanditaire de la villa en 1928. Ni décor ni exposition, l’ensemble des œuvres fait corps avec l’architecture, l’habite voire la hante de présences, animales et humaines : peinture de bouquet dans l’entrée, céramique au chat allongé dans la cuisine, bronze du Garçon à la poupée dans la salle de bain, paysage peint au format des fenêtres bandeau dans le séjour, bronze de Jane dans le solarium… Les œuvres repeuplent avec finesse et par touches la villa « Les Heures claires » d’Eugénie Savoye, renouant avec sa dimension domestique.

Quand Françoise Pétrovitch s'invite à Poissy

À un siècle d’intervalle, l’artiste Françoise Pétrovitch évoque le souvenir d’Eugénie Savoye, commanditaire de la villa Savoye en 1928. En la choisissant comme point de départ de sa réflexion, l’artiste souhaite remémorer une personnalité incroyablement audacieuse, que rien ne prédestinait à faire appel au maître de l’architecture moderne qu’était Le Corbusier. À travers cette évocation, Françoise Pétrovitch permet à la demeure de renouer avec sa dimension domestique et sa fonction d’habitat. À la suite d’Eugénie, l’artiste réinsuffle la vie dans la villa Savoye, « machine à habiter », selon son architecte, mais aussi « machine à émouvoir ».
Les peintures et les sculptures se mettent au diapason de la maison. Ajustant les dimensions des toiles au format de l’architecture et fondant ses accords sur les claviers de couleurs de Le Corbusier, Françoise Pétrovitch prolonge le geste de l’architecte. Les contraintes d’installation forcent à s’ajuster au plus près de l’architecture et soulignent la beauté et la justesse des proportions et des détails. Ainsi, par exemple, aux nombreuses baies en bandeau qui rythment le salon, l’artiste répond par une grande peinture horizontale, qui ouvre à son tour une fenêtre au moyen de l’image.
Le Corbusier comparait la villa « Les Heures Claires » – nom original donné par les Savoye à la villa – à « une véritable promenade architecturale, offrant des aspects constamment variés, inattendus, parfois étonnants ». À cette promenade architecturale, Françoise Pétrovitch superpose une « promenade picturale ». Attentive aux fonctions des pièces, à leur relation avec l’extérieur, à leur place dans le plan d’ensemble, l’artiste dispose ses oeuvres à des emplacements choisis, profitant d’une tablette, d’une niche, d’un passe-plat. L’ensemble des pièces d’habitation est investi, et en particulier les espaces intimes ou quotidiens, tels les salles de bains, l’office ou les armoires des chambres.
Ainsi, le visiteur (re)découvrira la villa au gré de la quinzaine d’oeuvres réparties en son sein, tout en s’imprégnant de l’univers de l’artiste.

Parcours de l'exposition

Le parcours commence par le vestibule du premier étage où le visiteur est accueilli par un tableau de bouquet dans un vase, posé sans façon sur la tablette. Plus loin, la chambre du fils reçoit dans les alcôves deux peintures d’adolescents, dans des attitudes ambiguës, entre oisiveté et inquiétude. Au détour de la salle de bain, le long de la baignoire, la sculpture en bronze d’un garçon ceint d’une bouée crée un vibrant contraste de matières. Dans le prolongement, le boudoir est orné d’une peinture d’oiseau et de gants en céramique esquissant des jeux de mains devant la fenêtre. En poursuivant sur la terrasse, Jane, sculpture en bronze noir, bras levés et entourée d’une ceinture de plantes, brille de son éclat sombre dans la lumière blanche du solarium. Enfin, la cuisine ménage aussi ses curiosités, tels le poulpe placé en embuscade dans l’évier, le chat alangui sur le plan de travail et l’assiette dans le passe-plat. Ainsi, le monde familier de l’artiste – fleurs, adolescents, animaux – repeuple la villa. Se tenant juste à la lisière de l’imaginaire, les œuvres inspirent une manière sensible d’habiter.
Les compositions de Françoise Pétrovitch s’accordent en outre parfaitement aux théories de l’architecte : Le Corbusier professait que « L’architecture est le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière ». Ce même principe est appliqué par l’artiste qui agence formes et couleurs sur un fond blanc, source de lumière. Saluant la vivacité et la franchise des tons de la Polychromie architecturale du maître de l’architecture – lui aussi peintre –, l’artiste intègre ces coloris à sa propre palette. Les bleus outremer, terre de sienne ou céruléens divers, migrent des murs vers les tableaux, et renforcent encore l’impression de déjà-là des œuvres. Car le succès de l’intervention de Françoise Pétrovitch réside dans cette gageure : réveiller subtilement la mémoire des lieux en donnant l’illusion que les œuvres ont toujours vécu dans la villa Savoye.

Informations Covid : 

  • Port du masque obligatoire dans le monument à partir de 11 ans
  • Privilégier la e-billetterie et les règlements par carte bancaire
  • Les visiteurs sont invités à consulter impérativement le site internet www.villa-savoye.fr avant leur visite pour prendre connaissance de l’ensemble des modalités de visite.

Accès

Transport :

Depuis Paris :

Ligne J (Gare Saint-Lazare) ou RER A, arrêt « Poissy » puis bus ligne 50 ou 51

Accès piéton : promenade architecturale depuis la gare de Poissy, 20 minutes

Parking : Non

Jours et horaires d’ouverture

Jours de fermeture

Jours d’ouverture

* Les jours et horaires sont donnés à titre indicatif et sont sujets à modifications.

Ouvert tous les jours sauf le lundi

Du 1er septembre au 30 avril : 10h à 17h

Dernier accès 20 minutes avant la fermeture.
Fermé le 1er mai, 1er et 11 novembre, et du 25 décembre au 1er janvier inclus

Tarifs

  • Plein tarif : 8 €
  • Tarif Pass Malin : 6,50 €
  • - 18 ans, 18-25 ans, 1er dimanche du mois, Personne handicapée et son accompagnateur, Demandeur d’emploi sur présentation d’une attestation de - de 6 mois, BRMI, BRSA, journalistes : 0 €

Contact

Organisateur :
Le Centre des Monuments Nationaux

Adresse :
82 Rue de Villiers,
78300 Poissy

Tel :
01 39 65 01 06

Localisation

Offres associées

© 2008 Pascal Gréboval CDT78

Chef-d'oeuvre de renommée internationale,la Villa Savoye dite "Les Heures Claires" a été construite par l'architecte, urbaniste et décorateur Le Corbusier en 1930. Cette villa située à Poissy, conçue pour la famille Savoye qui y a habité, représente les bases de l'architecture moderne. Un lieu qui fascinera les passionnés d’architecture.