La saison des naissances au parc de Thoiry

Tandis que la nature refleurit et que le soleil est de retour, c'est la saison des naissances au parc de Thoiry ! Les visiteurs peuvent découvrir depuis le mois de mars plusieurs nouveaux-nés tous issus d'espèces protégées ainsi qu'une espèce inédite, le dhole, présentée dans le Parc à pied. 

Le cheval de Przewalski ou l'ancêtre du cheval domestique 

En tout ce sont six nouveaux-nés issus d'espèces protégées que le Parc de Thoiry a accueilli récemment. D'abord, le 22 mars dernier, une petite femelle cheval de Przewalski, baptisée Choue a vue le jour dans la Réserve animalière du Parc. Cette naissance est une grande première pour le Parc et Château de Thoiry. Le cheval de Przewlski est une espèce très menacée à l'état sauvage et fait l'objet d'un Programme d'Élevage Européen (EEP). Grâce à ce programme et au zoo, près de 200 individus ont été réintroduits en Mongolie. Choue vit désormais avec sa mère Pica et son père Pandor, tous deux résidant à Thoiry depuis 2008. Les visiteurs peuvent admirer la petite famille paissant tranquillement sur les buttes situées à l'entrée de la Réserve. 

Cette espèce, découverte par l'explorateur Nikolai Przewalski dans les années 1870, est le dernier cheval sauvage. Il y a 15 000 ans les chevaux de Przewalski vivait principalement en Europe et en Asie avant d'être peu à peu repoussés à ses limites de répartition jusqu'en Mongolie , où le dernier individu sauvage a été vu en 1968. À la fin des années 1990, le cheval de Przewalski est considéré "Éteint à l'état sauvage" par l'Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) à cause de la dégradation de son habitat et des pressions anthropiques. Le cheval de Przewalski est l'un des exemples illustrant le rôle des parcs zoologiques dans la préservation des espèces menacées. Peu à peu réintroduit en Mongolie, près de 120 chevaux de Przewalski forment des petits troupeaux aujourd'hui dans la steppe du Parc national de Hustai. 

La grande famille des antilopes 

Ces dernières semaine, la Réserve a également accueilli deux oryx algazelles et deux cobes à croissant. Ces deux espèces font partie de la famille des antilopes.  Les oryx algazelles sont de grandes et magnifiques antilopes. Leur poitrine et le bout de leur queue sont de couleur fauve alors que le reste de leur pelage est blanc. Signe distinctif: leurs cornes !  Mâles et femelles possèdent de longues et fines cornes incurvées vers l'arrière et peuvent atteindre 1,25m de long. En 2000, les oryx algazelles sont déclarées disparues à l'état sauvage par l'UICN. La chasse à outrance pour ses cornes, son cuir et sa viande a causé la perte de cette espèce emblématique. Un EEP encadre sa survie en captivité et des projets de réintroduction sont en cours depuis le début des années 2000, dans les réserves nationale de Souss-Massa au Maroc, de Bouhedma en Tunisie et de Bandia au Sénégal. 

Les cobes à croissant sont des antilopes vivant dans la savane d'Afrique subsaharienne. Les cobes sont reconnaissables à leur robe brun-gris, leur colerette blanche sous la gorge, leurs grandes oreilles et le cercle blanc qui entoure leur queue !

Les visiteurs auront aussi l'occasion de découvrir un petit lémurien maki catta dans le Parc à pied. Le maki catta vient de Madagascar et fait également l'objet d'un EEP, il est classé "En danger" par l'UICN. Quelques soit l'espèce, tous les lémuriens sont menacés par la déforestation de la Grande île. 

Une meute d'une quinzaine de dholes, carnivore d'Asie de la corpulance d'un chien, s'est installée dans le Parc à pied depuis quelques semaines. Cette espèce de canidé fait aussi l'objet d'un EEP puisqu'il reste aujourd'hui moins de 3 000 individus à l'état sauvage. Le territoire du Parc et Château de Thoiry est assez vaste pour accueillir une meute entière ce qui est habituellement compliqué.